Vos rejets thermiques sont un actif. TESSA les transforme en réserve.

Dans plusieurs usines québécoises, une part importante de l'énergie thermique consommée finit sous forme de chaleur rejetée à l'atmosphère.

Air d'évacuation, gaz de combustion, vapeur de procédé : une énergie déjà achetée, déjà produite, puis perdue.

L'accumulateur thermique TESSA permet de récupérer une partie de cette chaleur fatale, de la stocker, puis de la restituer à votre procédé quand vous en avez besoin, pas seulement au moment où elle est rejetée.

Le principe : découpler le moment où la chaleur existe du moment où vous en avez besoin

La plupart des rejets thermiques sont intermittents ou mal synchronisés avec la demande. Vous avez de la chaleur disponible quand le procédé tourne à plein régime, et un besoin lorsque celui-ci ralentit, redémarre ou traverse une période de pointe énergétique.

TESSA agit comme un tampon énergétique.

Pensez-y comme à un réservoir thermique industriel. Là où une batterie lithium stocke des électrons, TESSA stocke directement de la chaleur.

La chaleur est captée à la source (cheminée, évacuation, procédé), transférée dans des dalles thermogènes en aluminosilicate, puis stockée en boucle fermée à une température pouvant atteindre 500 °C. Elle peut ensuite être restituée à la demande sous forme d'air chaud ou d'huile thermique, avec des pertes thermiques extrêmement faibles.

Pas de combustion. Pas de combustible. Pas de perte significative entre le moment où l'énergie est récupérée et celui où elle est utilisée.

La règle honnête : tout dépend de la température de la source

C'est ici que beaucoup de fournisseurs vous vendent du rêve.

Pas nous.

La viabilité économique d'un projet de récupération thermique dépend directement de la qualité de la chaleur disponible.

  • Sources à haute température (incinérateurs, fours, verreries, métallurgie, procédés chimiques > 400 °C) : la récupération est généralement très rentable.

  • Sources à température intermédiaire (150 à 400 °C) : plusieurs projets demeurent très intéressants selon les débits et les heures d'opération.

  • Sources à basse température (autour de 60 °C) : le stockage thermique devient souvent difficile à rentabiliser.

Mieux vaut le savoir avant d'investir.

Notre rôle est de qualifier votre gisement énergétique avant de vous proposer une solution, pas de vous vendre un projet qui ne créera pas de valeur.

En l'absence de rejets thermiques de qualité suffisante, TESSA peut également être rechargé à l'électricité pendant les périodes hors pointe et restituer cette énergie plus tard au procédé.

C'est précisément ce qui permet à plusieurs industries d'électrifier leur chaleur de procédé sans augmenter leur puissance de pointe.

Où ça fonctionne concrètement

Les applications sont nombreuses dès qu'un procédé produit ou consomme de la chaleur à moyenne ou haute température. Voici quelques exemples (non exhaustifs) :

Industrie du verre Les procédés verriers rejettent des quantités importantes de chaleur pouvant dépasser 1 000 °C. Cette énergie peut être récupérée, stockée puis réutilisée pour réduire la consommation de combustibles et améliorer la stabilité thermique des opérations.

Pyrolyse et procédés thermochimiques Les procédés de pyrolyse génèrent des flux à haute température (gaz de procédé, chaleur résiduelle) qui constituent une source de charge idéale pour un accumulateur thermique. La chaleur fatale du procédé devient alors une réserve d'énergie réutilisable.

Séchage industriel et papetières Les séchoirs industriels et les procédés papetiers rejettent continuellement de l'air chaud souvent évacué à l'atmosphère. Cette chaleur peut devenir une source de recharge pour un accumulateur thermique.

Mines, métallurgie et fonderies Les opérations minières, métallurgiques et les fonderies génèrent de nombreux flux thermiques à moyenne et haute température. Ces rejets représentent souvent un gisement énergétique sous-utilisé pouvant être valorisé à l'intérieur même du procédé.

Industrie chimique Les procédés chimiques comportent fréquemment des réactions exothermiques ou des flux de chaleur intermédiaires qui peuvent être récupérés et réutilisés afin de réduire la consommation énergétique globale de l'installation.

Déjà en opération au Québec

Un accumulateur TESSA de 15 MWh est en opération industrielle au Québec depuis 2025.

Dans ce cas-ci, la pile est rechargée à l'électricité en période hors pointe et restitue la chaleur au procédé au moment opportun — une démonstration concrète de la fiabilité de la technologie en conditions réelles et de sa capacité à déplacer une charge thermique importante hors des périodes critiques.

La récupération de chaleur fatale est l'étape logique suivante : partout où un procédé rejette de la chaleur de qualité, cette même technologie peut être chargée directement par ces rejets plutôt que par le réseau.

Trois raisons pour un industriel d'y regarder de près

1. Vous payez déjà cette énergie Chaque mégawattheure rejeté à l'atmosphère a déjà été acheté. La récupération thermique permet simplement de l'utiliser une deuxième fois.

2. Vous réduisez votre dépendance aux combustibles Chaque unité de chaleur récupérée ou déplacée dans le temps est une unité de combustible qui n'a plus besoin d'être consommée.

3. Vous réduisez vos pointes de puissance Pour plusieurs industriels québécois, la facture énergétique n'est plus seulement une question de consommation : la puissance appelée au réseau est devenue un enjeu majeur. Le stockage thermique permet de déplacer une charge importante hors des périodes critiques et de restituer la chaleur plus tard, sans solliciter le réseau au même moment.

La première question à se poser

Avant de parler de retour sur investissement, une seule question compte :

À quelle température, à quel débit et à quelle fréquence votre usine rejette-t-elle de la chaleur ?

Si vous connaissez ces trois données, il est généralement possible de déterminer rapidement si un projet de récupération thermique est viable chez vous.

Parce qu'au final, la question n'est pas seulement combien d'énergie votre usine consomme.

La vraie question est : combien d'énergie laissez-vous partir chaque jour ?

Selon le procédé, la réponse peut représenter une économie annuelle substantielle.

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Batterie lithium ou accumulateur thermique: deux technologies, deux usages